dimanche , 21 avril 2019

DES SANCTIONS TARDENT ENCORE À TOMBER CONTRE LE RFC

On est unanime à reconnaître que les conditions dans lesquelles évoluent les différents acteurs de notre sport roi (football) sont difficiles, manque cruel de moyens financiers surtout des dirigeants mêmes pour assurer une séance d’entraînement voire pour organiser une rencontre, parcs inappropriés avec des surfaces pour la plupart inadaptées, la situation des officiels (commissaires et arbitres) pas bien rémunérés, une chronique sportive qui fait de son mieux, sans un sou, pour motiver à travers son micro et sa plume un public déjà désintéressé, sans oublier l’apport des patrons de médias dans tout ça. Cependant, quand est venu le moment de terminer en beauté un travail bien commencé, il faudrait mobiliser toutes les unités de la PNH qui sont déjà en quantités insuffisantes même pour la République, rien que pour un match de foot qui, dans un pays normal, devait être véritablement une vraie fête entre amis ou étrangers comme en attestent les images qui nous proviennent des pays civilisés notamment dans des compétitions de haut niveau (coupe du monde, coupe des confédérations et mêmes dans les cinq ligues majeures).

Vivons l’Extraordinaire

 

Les incidents survenus le MERCREDI 21 JUIN 2017 au parc Miguel St JEAN, à Morne Blanc (GONAÏVES) à l’occasion de la finale ALLER du championnat national de D1 entre le Racing Football Club local et le REAL hope football Academy, sont innommables eu égard à l’ampleur des violences des nombreux fans de l’équipe locale pour un soi-disant hors-jeu sur un but validé par tout le corps arbitral alors que la vidéo par la suite, allait justifier la décision préalablement adoptée. On connaît tout ce qui s’était passé sous les yeux et à la barbe des plus hautes autorités ou presque de l’instance suprême de la compétition (COCHAFOP), citons parmi elles, le président Varieno SAINT FLEUR en personne.

 

Peut-on s’attendre à de sévères sanctions à l’encontre du RFC, de la part de cette instance jugée frileuse notamment après le constat violent des fans Gonaïviens. Si oui, pourquoi on a dû attendre plus de 48hres après, pour mettre en circulation une note dans laquelle on ne fait pas mention de sanction contre le public fautif voire le club receveur. On peut également se demander dans quel état d’esprit va se dérouler la finale RETOUR quand on sait que le public Capois peut bien rendre au RFC, malgré la parution tardive de la note du secrétariat de la fhf, la monnaie de sa pièce, ce dimanche 25 JUIN 2017. Ce que ne souhaite personne d’ailleurs.

 

Parallèlement, la COCHAFOP avait déjà condamné avec la dernière rigueur bien d’autres incidents produits par le passé. Qui ne se souvient de l’incident malheureux survenu au Parc Antoine LEVELT dans un match comptant pour la *13e journée de la série d’ouverture* (saison 2015) Tempête FC vs FICA, lorsque l’attaquant du club *bel kolon* « Eliphène CADET » frappe l’arbitre central de la rencontre, la conséquence a été immédiate, Eliphène CADET écarté et son club perd non seulement les trois points du match et il a été contraint de se trouver un autre terrain (Verrettes) pour recevoir ses matchs.

 

Toujours lors de la saison 2015, *14e journée de la série de clôture,* Inter vs DON BOSCO, le club Pétion-Villois encaisse un but et s’oppose dans la foulée, à la validation de ce but, les Jaune et Noir perdent par forfait pour refus de jouer (0-3).

 

Saison 2016, alors que le FCPG lutte pour une place historique en playoffs qu’il recevait dans son antre l’ANAC du Bel-Air lui même en grande difficulté en championnat, éclate au parc Anglade un émeute dont on ignore jusqu’à la rédaction de ces lignes, l’auteur. Les autorités ont tranché, le club receveur (FCPG) non seulement perd les trois points mais en plus, il est condamné à jouer plusieurs matchs loin de son parc Anglade adoré, tantôt à Gressier, tantôt à Léogane et depuis, le club BLEU et BLANC patauge en général, dans le ventre mou du classement, à chaque série.

 

Encore cette Équipe de l’Inter de Grand-Goâve malheureusement reléguée en dépit de tout le support dont il jouissait avec des points gagnés sans même jouer notamment face au Roulado de la Gonâve lors de la 8e journée de la série d’ouverture et face au Cavaly de Léogane dans un match comptant pour la 11e journée de la série de clôture sans oublier une autre victoire acquise sur tapis vert lors de la 14e journée face à OFC de Péguy Chèrefils coupable d’un vilain geste sur l’arbitre central de la rencontre pour une décision jugée inappropriée. Il est sanctionné pour plusieurs matchs et son équipe perd par forfait (0-3).

 

Plus près de nous, en série d’ouverture de la saison 2017, 14e journée, le RCH a eu connu l’enfer avant de sauver finalement sa peau grâce à la vigilance de la PNH car le parc Bayas de Mirebalais, connu pour être un lieu très tranquille était transformé ce jour-là, en un véritable jungle.

 

Déchaînés et prêts à tout, les fans ont lancé des pierres dans tous les sens mettant en danger à la fois la sécurité de la délégation visiteuse mais aussi celle des officiels que l’équipe receveuse devait, en toutes circonstances protéger. Bilan, l’arbitre assistante 2 « Wesline Louis » s’en est sortie gravement blessée à l’épaule gauche et un policier fracturé au nez. La commission de discipline a sanctionné séance tenante, l’AS Mirebalais reçoit son match de 1/4 de finale FICA à huis clos, il perd (1-2).

 

On ne doute pas une seconde que le football est dirigé par gens pétris de formation, d’expérience et dotés de grande capacité à marcher dans le bon droit mais peut-être par manque de moyens ou de sévérité, ils peinent ou hésitent à prendre la courbe qui conduit au boulevard du développement qui passe nécessairement par des décisions drastiques aujourd’hui dès à présent.

 

Pierre Richard Subial / FOOTKOLE

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About Lutherson Léon

Journaliste, PDG de FOOTKOLE
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